Ne crois pas que je suis heureux
Depuis que je ne suis plus avec toi
Partout où je vais, je vois ton visage
Toujours devant mes yeux
| Khas akka nefraq, oul fel-am yehraq |
Ma tkhaq-edh nekkini ktar Ouh! ay oussan a wid ig âaddan rouhhen Ouh a loukan a loukan ad oughalen |
| Ouh ! les jours passés S'ils pouvaient, s'ils pouvaient revenir ! |
gw as mi nem-faraq ! Depuis que nous nous sommes quittés !)
Il allait connaître son dernier printemps. La France lui donnerait le coup de grâce. La France ? Oui, encore la France. La France à cause de lui, La France malgré elle. Il ne s’en rendra compte que trois décennies plus tard. Trop tard ?... ! La fatuité dans un hosannah de diplômes, un frère qui ne fut jamais là, sauf pour …, une mère, depuis, souvent pour...
Il déroule sa vie en une corde. Une corde ? Ah, s’il le pouvait ! Si la France n’existait pas ! Si elle pouvait exister comme il se devait de vouloir le lui faire. Il tire, ahane, tente de défaire les nœuds lorsqu’un chapelet de « Pourquoi » s’épand et bourdonne dans sa tête.
Pourquoi ? Comment a-t-il pu fermer les yeux sur l’inacceptable, alors qu’il refusa la vie pour une broutille supposée ? Une suffisance mal placée et la présence du frère.
Belaïd s’est encadré dans le seuil de l’Asqif.
- Bonjour ! Entre !
- Ce soir ! Et je ne reviendrai pas seul !
Soudain un nœud bloque. Le nœud de sa vie ! De la vie qui eût du être leur ! Une vie qui fut leurre.
- Ce n’est pas la peine ! lui dit-il.
Pourquoi n’est-il pas rentré ?
Il serait rentré que, de ses yeux, pareillement bleus, luiraient ceux de sa sœur. Une seconde ! Ex abrupto ! Le frère n’était pas là et la mère absente. Pourquoi ne s’est-il pas levé ? Pourquoi fut-il dans l’Asqif à cette heure de la journée ? Pourtant, la mère était là et le café ne manquait pas ! Et la Djemâa si proche !...
Il l’a vue ! Sans la regarder.
Il s’approche du groupe qui illuminait Sidi M’hand Amazit,lui tendit la main et quittèrent le santon.
Elle le suit vers le village esseulé. Il serre fortement ses doigts. De peur qu’elle lui échappe ? Elle crie de rires.
Les villages, à flanc de coteaux, déversent leurs entrailles. Des grappes de robes bayadères et de burnous immaculés s’échappent de leurs demeures, dévalent, épars, et battent les sentiers.
Un bruit de moteur fend le silence du village abandonné. Il tenait le volant de sa main gauche, l’autre enserrant la sienne.
Elle effleura la voiture des doigts de sa dextre encore libre. L’océan de ses yeux coula sur la blancheur laiteuse.
- On va se promener ? dit-elle.
Une invite à un voyage vers un horizon bleu. Chez son frère qui ne se serait pas encadré da
Il déroule sa vie en une corde. Une corde ? Ah, s’il le pouvait ! Si la France n’existait pas ! Si elle pouvait exister comme il se devait de vouloir le lui faire. Il tire, ahane, tente de défaire les nœuds lorsqu’un chapelet de « Pourquoi » s’épand et bourdonne dans sa tête.
Pourquoi ? Comment a-t-il pu fermer les yeux sur l’inacceptable, alors qu’il refusa la vie pour une broutille supposée ? Une suffisance mal placée et la présence du frère.
Belaïd s’est encadré dans le seuil de l’Asqif.
- Bonjour ! Entre !
- Ce soir ! Et je ne reviendrai pas seul !
Soudain un nœud bloque. Le nœud de sa vie ! De la vie qui eût du être leur ! Une vie qui fut leurre.
- Ce n’est pas la peine ! lui dit-il.
Pourquoi n’est-il pas rentré ?
Il serait rentré que, de ses yeux, pareillement bleus, luiraient ceux de sa sœur. Une seconde ! Ex abrupto ! Le frère n’était pas là et la mère absente. Pourquoi ne s’est-il pas levé ? Pourquoi fut-il dans l’Asqif à cette heure de la journée ? Pourtant, la mère était là et le café ne manquait pas ! Et la Djemâa si proche !...
Il l’a vue ! Sans la regarder.
Il s’approche du groupe qui illuminait Sidi M’hand Amazit,lui tendit la main et quittèrent le santon.
Elle le suit vers le village esseulé. Il serre fortement ses doigts. De peur qu’elle lui échappe ? Elle crie de rires.
Les villages, à flanc de coteaux, déversent leurs entrailles. Des grappes de robes bayadères et de burnous immaculés s’échappent de leurs demeures, dévalent, épars, et battent les sentiers.
Un bruit de moteur fend le silence du village abandonné. Il tenait le volant de sa main gauche, l’autre enserrant la sienne.
Elle effleura la voiture des doigts de sa dextre encore libre. L’océan de ses yeux coula sur la blancheur laiteuse.
- On va se promener ? dit-elle.
Une invite à un voyage vers un horizon bleu. Chez son frère qui ne se serait pas encadré da
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