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Jeudi 17 Août 2006

J'aurais donné TOUTE ma fortune pour toucher cet homme simple et modeste. Ce géant qui a su parler avec tout algérien des peines de l'amour perdu, du pays perdu...

Heureux qui comme Abdelli... a rencontré un géant...

 



El Hasnaoui, de sa voix suave, n’eut pourtant, point cessé, de clamer les affres de l’exil dans les grésillements d’un vinyle déhanché.
Une voix qui, comme la chaux, badigeonna les murs de l’Asqif

kecc aqw dw Asqif 


Sidi rebbi d arezaq
am asa atekfu lghorba

ulawen g aghriben yehreq

times tecaâl d arehba

nedja lwali d wik nefraq

nruh ndaâ axxam yughal d arehba.

 

Ennan medden d amjah

Ill iw yugi admayan

(...)

Cinimat di taxiyen

Tezhidh am idh am zal

Lukan asgwas aâmayen

Ak ardjugh a yahnin mazal

Aacra snin madden daâun

Ennan ak ruh tenidh mazal

 

A rebbi djaâl as leqrar

Iw aghrib ur nesâi lwali

D i tmura la yetnemdhar

Ur yesâi hed at i wali

Ur yesâi um ar aycetki yehdher

Haca kecc a sidi rebbi lâali

 

Lghorba tuâar:

Lghorba telha

I win yeqaren ha

M ik tesefrah ul ik yezha

Ak tebnu leswar

M i-t wala ray ik yezha

Ak tefk iw xessar.


Dieu est bienfaiteur
Comme aujourd'hui l'exil prendra fin
Les cœurs émigrés brûlent de nostalgie
Les flammes nourrissent le brasier
Nous avons quitté nos parents et tous les êtres chers
Nous sommes partis en pure perte, déchus
Et nos demeures vides font peur.

Dieu, viens en aide
A L’émigré sans parent
Il erre en pays étrangers
Il habite la solitude
Il n’a personne à qui confier ses peines
Il n’a plus que toi, Dieu omniscient.
  


Enfin, il y en a encore qui se souviennent de l’inimitable et incomparable cheikh El Hasnaoui qui a sa place dans la cour des grands de la chanson algérienne de type chaâbi, à l’instar de son ami et compagnon Dahmane El Harrachi. Il est sans doute aussi le premier des grands chanteurs kabyles qui ont fait tomber les tabous et bravé les gardiens du temple puritain des années 1940 et 1950 comme le fit en son temps Si Moh Oumhend dans la poésie.
Cheikh El Hasnaoui, c’est en quelque sorte Si Moh Oumhend de la chanson kabyle. Il a chanté les femmes, l’amour, l’exil, les us et coutumes de sa région natale avec un cœur sensible et en homme fortement imprégné des réalités de la Kabylie. D’une voie langoureuse inimitable avec des paroles justes et un style musical approprié cheikh El Hasnaoui savait émouvoir les cœurs, toucher les esprits et rendre vivantes et palpitantes l’image et l’ambiance qui constituent la toile de fond de chacune de ses chansons. Cet homme, qui a marqué plusieurs générations de mélomanes et inspiré de très nombreux musiciens et chanteurs venus, plus tard, enrichir, développer, moderniser et propulser la chanson kabyle au niveau d’une réputation mondiale méritée, n’a jamais été honoré de quelque manière que ce soit par les autorités culturelles de son pays. Il ne quittera jamais l’exil qu’il a chanté avec une intense émotion et qu’il a choisi sans doute par dépit mais sans jamais rompre avec son terroir. Il y rendra l’âme comme Mohamed Dib, le géant de la littérature algérienne contemporaine ignoré par les autorités de son pays, en 2003, à l’âge de 73 ans, à Saint-Pierre de la Réunion où il s’était retiré quelques années auparavant avec son épouse et où il sera enterré. L’APC de Tizi Ouzou, la maison de la culture Mouloud- Mammeri et deux associations, Issegmane d’Ihesnawen et Wihine de Bouhinoune, semblent vouloir conjuguer leurs efforts pour réparer l’injustice de l’oubli dont il a été victime sa vie durant, en organisant une semaine culturelle, du 9 au 13 juillet, pour rendre à ce précurseur de la chanson kabyle l’hommage qui lui est dû. Trop tard, dirons beaucoup de mélomanes qui auraient voulu qu’un tel hommage lui soit rendu de son vivant, mais cheikh El Hasnaoui ne fait pas exception aux hommes de sa catégorie parce que leur valeur, leur prestige font de l’ombre aux gouvernants. On les préfère plutôt morts que vivants.
B. T.
Enfin, on se souvient de cheikh El Hasnaoui.
Le soir d'Algérie 
 

 


Cheikh El Hasnaoui, s’éteint sur l’île de la Réunion samedi aux aurores

L’exil au bout de l’amour-passion
lundi 8 juillet 2002
Cheikh El Hasnaoui, de son exil mouvant mais fondateur d’une éthique mélodique à nulle autre pareille, s’est éteint dans sa longévité créatrice d’autres âges en perpétuelle quête d’une terre intérieure jamais fixée dans sa fécondité mélodique. Il s’est éteint samedi matin à une heure aurorale d’une île - l’île de la Réunion - d’une terre inachevée dans sa naissance, coincée par les flots, vécue par Brel et Matisse dans l’autre île - les Marquises - comme un paradis perdu.

Par Rachid Mokhtari (Le Matin, lundi 8 juillet 2002).

image 235 x 239 (JPEG) Si Moh n’Amar U Muh, inscrit à l’état civil le 23 juillet 1910 sous le nom patronymique Khelouat Mohammed, a pris le pseudonyme artistique de Cheikh El Hasnaoui qui réfère à sa région natale, le âarch des Ihesnawen, sur les piémonts fertiles du sud de la ville de Tizi Ouzou, au hameau de Taâzibt, du village Tadart Tamuqrant.

En 1912, il perdit sa mère à un âge où on n’en a qu’une prescience fondamentale pour l’âge adulte. A 14 ans, après le dur apprentissage des écoles coraniques appelées timaâmrin, il décide de quitter le village rongé, comme d’autres du pays, par le colon. Il confie, un jour d’été, sur les berges de l’oued, à Si Saïd U L’hadi, un de ses amis d’enfance : « Cette fois, si je quitte le village, je serai comme une fourmi ailée. Là où me poseront mes ailes, j’y resterai. » Premier itinéraire : le giron de Cheikh M’hamed El Anka où, après quelques rudiments de musique dans les cafés chantants de la ville de Tizi Ouzou, il perfectionne son art du mandole aux côtés de Cheikh Mustapha Nador. En 1936, il anime une fête de circoncision avec Cheikh M’hamed à Tahtaha, sur les hauteurs de la Casbah.

Il retourne au village un jour d’été de 1936 et sa demi-sur, Fadhma, est toute réjouie de le revoir. Elle n’a gradé de lui, au moment où nous l’avions rencontrée en 1993, que l’image d’un être sensible et généreux : « Il avait insisté auprès de mon père qu’il me prît avec lui à la Casbah pour y faire mes études. Notre père refusa net.

Il repartit déçu et, depuis, il ne revint plus jamais au village. » Depuis, les retours au pays natal sont autrement plus forts, dépassant la matérialité de « la valise » pour atteindre ceux de la reconstruction de la nostalgie pour une re-création perpétuelle d’une terre intérieure, « impressive », dans le monde de la sensibilité d’un exil dans lequel il s’éteint non sans l’avoir vaincu, non sans l’avoir forcé à épouser les sublimes Fadhma, Zahia, dans leur mûrissement adolescent et de toutes celles qui dansent le « hol la hop », une musique subliminale dont la mélodie naît aux aurores des amours évanescentes.

Fadhma : mythe ou réalité ? Peu importe. Cet amour passionnel dans lequel son créateur, son amant, son prétendant artistique, s’est éteint pour mieux le rejoindre enfin hors des terres d’exil et de la vadrouille des temps et des lieux, est plus présent, charnel et beau qu’il ne le fut peut-être dans la réalité des souvenances. Amour ou amours d’exil ? C’est l’intarissable source mouvementée du répertoire de Cheikh El Hasnaoui qui a su irriguer ses mélodies de ce breuvage ressourçant.

image 222 x 243 (JPEG) L’exil, versant émotionnel de l’émigration, n’est pas un thème, un sujet « sur » lequel on chante, mais, pour le maître de Ya noudjoum ellil ou Bnat essohba deuxième version, plus tranquille et plus onirique, une reconstruction de l’être de féminitude aimée, dans une perpétuelle quête des formes mélodiques. Face à cet exil de la passion, Cheikh El Hasnaoui a déconstruit le « modèle » chaâbi. Le corps de ses mélodies, bien que constituant une « macro-chanson » thématisée, est erratique comme l’absence du corps aimé. Télégraphiques, conçues comme des appels fulgurants au manque passionnel de l’amour tardif et à la carence maternelle, ses chansons sont brèves car elles ne peuvent se permettre, quand la voix a perdu sa référence fondatrice, la répétition, la redondance. Il faut s’assurer du maximum de la réception du message entre « la femme natale et l’homme vaquant », une vacance entendue remplie de celle qui, tour à tour, prend le fleuve tranquille de la mélodie Ya Zahia ou coléreux de Madjitinich. Cette déstructuration du corps mélodique est le génie de Cheikh El Hasnaoui.

Et s’il faut interroger la psycho-critique, son exil est à chercher dans ces brièvetés mêmes des chansons qui reconstituent ce couple séparé par les océans, cet amour des « îles » qui, face aux colères océaniques, perdent, un peu plus chaque jour, de terre, pour mieux renaître. Cheikh El Hasnaoui est cette mouvance, est cette île en perpétuelle remise en forme de sa géographie. La fixité mélodique est, paradoxalement, le fruit de cette errance mélodique qui remplit l’âme meurtie de « tamurt ».

Dimanche 13 Août 2006

 

(00 213 21 69 12 20 / 11 70

91.5/91.8 F aime


 


d rradio nwen
anda tedd-am ats taf-em

d radio g lmezzyen
Am yidh am zal gar awen

d radio nwen
yidh am yas tezga idwen
  

ad hd-ugh taghewcht agi
i ymudhan akw d yeghriben...
......ahlil wi ten yesduklen

ad ruh-egh ad ruh-egh
fel-am awer d ughal-egh


Mmekti-gh-ed ayen iâeddan
A yul-iw khas ru m tsru-dh

A yul yetsaken laman
Id mazal yides ats lh-udh

khdu-k i wayen ik yekhdhan
A tsru-dh maâd ats ts-udh

Amekt-egh-ed ayen iâeddan

Ezher d lmektoub di sin
wit nufan aten yezlu
 

Alahalala Alahalala
Alahalala Alahalala
Alahalala, in-as âf-igh-as
 

Le voila 

Qui s’approche des demeures 

Je savais

Son exil éphémère 
A laha lala

Dis-lui que je pardonne 
Le voila 
Qui s’approche de la demeure

Je savais 
Ton exil éphémère 

A laha lala  
Dis-lui que je pardonne   
(Anissa)  


Tzwegh temlel teddoukl-as
U tsarqaqt bw ammas
Ijah wi llan d imxelxel
 
  

 A yahnin hhader fell-as
A saâd awin i themmel
(Mhenni)


Loukan adchehed ellamba
Ig chaâlen lewhi lmeghreb
Zigh koulchi yebna slekdeb
 

Mmekti-gh-ed ayen iâeddan
A yul-iw khas ru m tsru-dh

 
A yul yetsaken laman
Id mazal yides ats lh-udh

Khdu-k i wayen ik yekhdhan
A tsru-dh maâd ats ts-udh
 
Amekt-igh-d ayen iâeddan 

 

Nn-igh nnigh-as
Nn-igh i yemmas
Nn-igh ennigh-as
Nn-igh i yemmas

Tarwihht aâzizen
ats sebl-egh fel-as

A ttir aweqwaq
Bedd-as ar ttaq
A ttir aweqwaq
Bedd-as ar ttaq
Txil-ek hadr-it
aqchich d alleqaq

A tayen a taya
s nnig lhhara
A tayen a taya
s nnig lhhara
Ehhssigh lghibas
U tetsdum ara 

A tayen a taya
s nnig lehhwari
A tayen a taya
s nnig lehhwari

Ezrrigh ad assedh
Urgagh-k idhelli 


Ay uzyin gw as m-ik zzr-igh
Ala ke-tch ay hheml-agh


Ma tebgh-idh-iyi nek bgh-igh
D lmuhhal ak farq-agh
 

 

 

Dimanche 13 Août 2006

lâaslama nwen
Mrahba yiswen

 Azzekka ma khas rqiq
Qebl-agh-t d achqiq
Mi yweha r wexxam nwen
 

 
d ul-iw ikem ivghan
matchi d nekkini
titt ikem-ichedhan
tevgha akem twali
ay itr' igenwan
sekn-id amekkan
anda tetsili

Dimanche 13 Août 2006

Air Algérie
tsxil-em aw-iyi
ar tmurt n ldzayer
tsin ig aâzizen fel-i 


El Hasnaoui, de sa voix suave, n’eut point cessé, de clamer les affres de l’exil dans les grésillements d’un vinyle déhanché.
Une voix qui, comme la chaux, badigeonna les murs de l’Asqif.

El Hasnaoui, de sa voix suave, n’eut point cessé, de clamer

 

El Hasnaoui, de sa voix suave, n’eut point cessé, de clamer

 


 

  

 


Ay atma lghwerba tesâeb
Ahlil aw u tsen-jerreb

Asserah neb-gh' anserrah
Llazouq yurz afriwen 


Lwahch lghwerba d lqella lwali 
ay abrid yerwan tullas
warâd yuli was
ay terwidh deg khekhalen
a win yetsin tablatt yibbwas
ad âaddit fellas
tihdayin tid iwulmen
ouardiya m laâyoun am leqwas
awits yerwwan khertsum s walen 

Oh ! Chemin rassasié de filles
Avant le lever du jour
Tu es rassasié de fibules
Que n'y placerais-je une pierre
Pour que passent au-dessus
Les filles qu'il faut
Ourdia aux sourcils courbes
Que n'en serais-je rassasié au moins des yeux

Dimanche 13 Août 2006


 

 

   


 Hommage à Haroun Mohammed qui n'a pas eu l'occasion de voir le fruit de son combat.

 

              

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اكتب باللغة العربية

 


Qassaman!

 

قـــسما بالنازلات الـماحقات     والـدماء الـزاكيات الطـــاهرات
والبــنود اللامعات الـخافقات     في الـجبال الشامخات الشاهقات
نحن ثــرنـا فحــياة أو مـمات     وعقدنا العزم أن تـحيا الجـزائر
فاشهدوا .. فاشهدوا .. فاشهدوا

نحن جند في سبيل الـحق ثرنا     وإلى استقلالنا بالـحرب قـــمنا
لـم يكن يصغى لنا لـما نطــقنا     فاتــخذنا رنة البـارود وزنـــــا
وعزفنا نغمة الرشاش لــــحنا     وعقدنا العزم أن تـحيا الجزائر
فاشهدوا .. فاشهدوا .. فاشهدوا

يا فرنسا قد مضى وقت العتاب     وطويناه كــما يطوى الكـــتاب
يا فرنسا إن ذا يوم الـحــساب     فاستعدي وخذي منــا الجواب
إن في ثــورتنا فصل الـخطاب     وعقدنا العزم أن تـحيا الجزائر
فاشهدوا .. فاشهدوا .. فاشهدوا

نحن من أبطالنا ندفع جنــــــدا     وعلى أشـلائنا نصنع مجــــدا
وعلى أرواحنا نصعد خـــــلدا     وعلى هامــاتنا نرفع بنــــــدا
جبهة التـحرير أعطيناك عـهدا     وعقدنا العزم أن تـحيا الجزائر
فاشهدوا .. فاشهدوا .. فاشهدوا

صرخة الأوطان من ساح الفدا     اسـمعوها واستجــيبوا للنــــدا
واكـــتبوها بـــدماء الــشهــداء     واقرأوهــا لبني الـجـيل غــــدا
قد مددنا لـك يا مـــجد يــــدا     وعقدنا العزم أن تـحيا الجزائر
فاشهدوا .. فاشهدوا .. فاشهدوا

Qassaman binnazilat lmahiqat
Waddimaa zzakiyat ttahirat
Walbounoud llamiaat lkhafiqat
F'ildjibal chamikhat chahiqat
Nahnou thorna fahayatoun aw ma maaat
Wa aqadna el'âazma an tahya aldjazair.

Refrain :
fashhadoo ! fashhadoo ! fashhadoo !


Nahno joundoun fi sabil il hakki thorna
Wa ila isstiqlalina bilharbi kumna.
Lam yakon yossgha lana lamma natakna
Fattakhadhna rannata l'baroudi wazna.
Wa azafna naghamat alrashshashi lahna
Wa aqadna el'âazma an tahya aldjazair.


fashhadoo ! fashhadoo ! fashhadoo !


Ya faran'saa qad madha waqtou l'3itab
Wa taway'naahou kamaa youtwa l'kitaab
Ya faran'saa inna dhaa yewmou l'hissaab
festa'iddy wa khoudhy minnaa l'djawab
Inna wi thawratinaa faslou l'khitaab
Wa aqadna el'âazma an tahya aldjazair.

Refrain :
Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !


Nahno min abtalina nadfaoo joundane
Wa ala ashla'ina nassna'oo majdane.
Wa ala hamatina narfao bandane.
Djabhato' ltahreeri aataynaki âahdane
Wa aqadna el'âazma an tahya aldjazair.

Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo !

Sarkhatou ll'awtani min sah ilfida
Issmaooha wasstajiibou linnida
Waktobooha bidimaa ishohadaa
Wakraooha libany ilgeeli ghadaa
Kad madadna laka ya madjdo yada
Wa aqadna el'âazma an tahya aldjazair.

    Fashhadoo ! Fashhadoo ! Fashhadoo 


 

Par les foudres qui anéantissent,
Par les flots de sang pure et sans tache,
Par les drapeaux flottants qui flottent
Sur les hauts djebel orgueilleux et fiers,
Nous jurons nous être révoltés pour vivre ou pour mourir,
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !

Refrain :
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Nous sommes des soldats pour la justice, révoltés,
Et pour notre indépendance nous avons engagé le combat,
Nous n'avons obéi à nulle injonction en nous soulevant.
Le bruit de la poudre a été notre mesure
Et le crépitement des mitrailleuse notre chant favori.
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !

Refrain :
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l'avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il faut rendre des comptes!
Prépare toi ! Voici notre réponse!
Le verdict, notre Révolution le rendra
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !

Refrain :
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Sur nos héros nous bâtirons une gloire
Et sur nos corps nous monterons à l'immortalité,
Sur nos âmes, nous construirons une armée
Et de notre espoir nous lèverons l'étendard.
Front de la Libération, nous t'avons prêté serment
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !

Refrain :
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

Le cri de la patrie monte des champs de bataille.
Écoutez-le et répondez à l'appel.
Écrivez-le dans le sang des martyrs
Et dictez-le aux générations futures.
Nous t'avons donné la main, ô gloire,
Et nous avons juré de mourir pour que vive l'Algérie !

Refrain :
Témoignez ! Témoignez ! Témoignez !

 

 

 

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