Son rôle.
La très Grosse part à lui donner dans la vie.
De châteaux GiGantesques peuvent s'ériGer par la parole.
La bonne, la simple, Fluide comme l'eau de roche.
La vie ne peut être appréciée que si l'on n'oublit JAMAIS que chaque seconde qui passe ne reviendra plus. Que ces secondes nous sont comptées et nous rapprochent inéluctablement de la Fin, quelquefois salvatrice.
| l3id af medden irkoulli koul yiwen amek i touffa ma yiwen yezha yedhsa ma d wyedh tejrehh tassa ![]() |
L'AÏD c'est pour tout le mode Chacun comment elle le trouve Si quelqu'un est heureux et rit L'autre, son foie est blessé ![]() |
Chanson des années 70
Fk-igh-ak ul-iw... [Je te donne mon coeur ...اعطيت لك قلبي]

Ferh-egh mar ad - ini... افرح عندما تتكلم

Le bonheur ! Quand elle parle,Oh mon Dieu !
Ses paroles sont mesurées
De sa main teinte au henné, Oh mon Dieu !
et des sourils noirs ! Oh mon Dieu !
Belle de ses paroles mesurées
Elle parait, parmi d'autres, comme une étoile
Une étoile qui se lève de grand matin
La race du grain fécond, race de perdrix
Le peu qu'ils possède les unit
de ce qu'ils en font un trésor
Elle ne regarde ni par-ci, ni par là
Ahlil awin ur nessin
ma yghil tsin ig sehlen iw qerreb d umerrah
Elle luit telle une umière qui brille
Là où elle est les jours s'égayent
L'eau se lève
Elle sème de beaux rêves sur son passage
yetsreqriq win its yessan
tekhedmass echan
themlith tkesbit d amwans-is
amjahh our yeggan oudhan
segw asm its yezra our youff iman is
| Khas akka nefraq, oul fel-am yehraq |
Ma tkhaq-edh nekkini ktar Ouh! ay oussan a wid ig âaddan rouhhen Ouh a loukan a loukan ad oughalen |
| Ouh ! les jours passés S'ils pouvaient, s'ils pouvaient revenir ! |
gw as mi nem-faraq ! Depuis que nous nous sommes quittés !)
Il déroule sa vie en une corde. Une corde ? Ah, s’il le pouvait ! Si la France n’existait pas ! Si elle pouvait exister comme il se devait de vouloir le lui faire. Il tire, ahane, tente de défaire les nœuds lorsqu’un chapelet de « Pourquoi » s’épand et bourdonne dans sa tête.
Pourquoi ? Comment a-t-il pu fermer les yeux sur l’inacceptable, alors qu’il refusa la vie pour une broutille supposée ? Une suffisance mal placée et la présence du frère.
Belaïd s’est encadré dans le seuil de l’Asqif.
- Bonjour ! Entre !
- Ce soir ! Et je ne reviendrai pas seul !
Soudain un nœud bloque. Le nœud de sa vie ! De la vie qui eût du être leur ! Une vie qui fut leurre.
- Ce n’est pas la peine ! lui dit-il.
Pourquoi n’est-il pas rentré ?
Il serait rentré que, de ses yeux, pareillement bleus, luiraient ceux de sa sœur. Une seconde ! Ex abrupto ! Le frère n’était pas là et la mère absente. Pourquoi ne s’est-il pas levé ? Pourquoi fut-il dans l’Asqif à cette heure de la journée ? Pourtant, la mère était là et le café ne manquait pas ! Et la Djemâa si proche !...
Il l’a vue ! Sans la regarder.
Il s’approche du groupe qui illuminait Sidi M’hand Amazit,lui tendit la main et quittèrent le santon.
Elle le suit vers le village esseulé. Il serre fortement ses doigts. De peur qu’elle lui échappe ? Elle crie de rires.
Les villages, à flanc de coteaux, déversent leurs entrailles. Des grappes de robes bayadères et de burnous immaculés s’échappent de leurs demeures, dévalent, épars, et battent les sentiers.
Un bruit de moteur fend le silence du village abandonné. Il tenait le volant de sa main gauche, l’autre enserrant la sienne.
Elle effleura la voiture des doigts de sa dextre encore libre. L’océan de ses yeux coula sur la blancheur laiteuse.
- On va se promener ? dit-elle.
Une invite à un voyage vers un horizon bleu. Chez son frère qui ne se serait pas encadré da

" Il y a entre toi et moi, cet enfant qui ne vint pas ..."
" Il y a entre toi et moi, ce soleil vite éteint ... "
" Il y a entre toi et moi, ces rivières en furie ..."
" Il y a entre toi et moi, ce ciel que ton bleu a déserté …"
" Il y a entre toi et moi, ce vide empli de ton absence … "
" Il y eut entre toi et moi, toutes ces nuits endormies … "
" Il y a entre toi et moi, ce silence qui m’étreint …"
" Il y a entre toi et moi, cette déchirure qui bée …"
" Il y a entre toi et moi, ce Dieu qui prit congé …"
" Il y a entre toi et moi, cet Ourar qui n’eut pas lieu …"
" Il y a entre toi et moi, cette rivière desséchée …"
" Il y a entre toi et moi, ce bonheur mort-né … "
" Il y a entre toi et moi, ce rêve brutalisé …"
" Il y a entre toi et moi, cette terre assoiffée …"
" Il y a entre toi et moi, cette source déviée …"
" Il y a entre toi et moi, cette rigole qui s’égara …"
" Il y a entre toi et moi, cette mère que tu ne fus … "
" Il y a entre toi et moi, ces herbes devenues folles … "
" Il y a entre toi et moi, cet hiver persistant … "
" Il y a entre toi et moi, ce temps qui nous a fui ..."
" Il y a entre toi et moi, ce miroir brisé …"
" Il y a entre toi et moi, cette vie F et mère …"
" Il y eut en toi, cette illettrée. Ce trésor, il est très..."
" Il y eut en toi, cette bouche printanière …"
" Il y eut en toi, ces lèvres coquelicots …"
" Il y eut en toi, ce printemps éternel …"
" Il y a en toi, cette Fleur qui se fana …"
" Il y a en moi, ce moi mort qui t'aimait ..."
" Il y eut en toi, cette F… joyeuse, il y a en moi, cette F… rance "
" Il y a entre toi et moi, ces enFants dont tu n’es mère … "
" Il y a entre toi et moi, ces enfants qui me te veulent … "
" Il y eut en toi, cette ignorante … du mal …"
"Il y eut en toi ce soleil jaune chaud..."
" Il y a en moi, la quémande de ton pardon... et le deuil de mon amour ..."
Je te pardonne, fils de mon paysJe sais ce qui s'est passé en nous
Pardon, fils de perdrix
Je m'en rappelle
Aujourd'hui j'ai des remords
Jeudi 4 Mai 2006

Pour Souad, A weltma fehm-agh-kem
Ma petite soeur, je tenais à te voir pendant les deux heures où je suis venu voir Khalti. Je t'ai vue. J'ai serré dans mes bras la petite fille de cinq ans que j'ai trouvée, un soir, déjà au lit. Tu t'es levée dans la pénombre, les yeux agrandis à la vue du cadeau que je t'ai ramené de France. Tes yeux luisaient de joie de me voir et d'impatience à ouvrir le paquet. En effet, dans le hall de l'aéorogare d'Orly, j'avais pensé à toi et t'ai acheté une poupée. Tu étais le seul enfant. Je ne peux parler de toi à l'imparfait cartu étais la part fée de Khalti. Tu as due être choyée, toute petite, mais le temps a passé, beaucoup passé. La vie et une juste, la vie et injuste. On ne vit que si l'on ne le mérite. Le pays a changé. Je comprends. De l'argent partout. La télé a envahi les demeures. Qui ramènent des filles délurées danser au-dessus du kanoun que les flammes ont déshérté. C'est dur de se sentir inutile. Dur d'avoir toujours le sein creux. Dur de supporter le printemps. Dur d'être jeune fille au village dans un corps de 30 ans. Un corps que nul regard tendre ne vient visiter. Une main? Peut-être, celle du frère. Il n'y a d'avantage chez un frère qu'en présence d'un mari. Les femmes de tes frères sont plus jeunes que toi. Plus belles aussi ? Tu crois ? Si tu le dis. Je ne peux que te croire. Tu n'as jamais su mentir. Je t'ai vue cinq minutes d'août de ton dernier été. Je tenais à te voir, à enlacer le petit ange. Qui dirait que ça allait être pour la dernière fois? . D'ailleurs pourquoi plus ? La vie est dure, tu le sais maintenant. Personne ne t'a comprise. T'es-tu au moins exprimée ? Tu l'aurais fait que tu ne trouvais pas tes mots, t'auraient-ils écoutée qu'ils n'avaient plus d'oreilles. Moi, tu sais ? Je te comprends. Le soleil était trop fort à ton goût. Tes frères avaient de la chance. Normal, pour les garçons. Mais des filles comme toi ! Seule l'innocence meurt. Seule l'innocence vit après ! La vie est cruelle. Que faire contre ? Tu l'as trouvé. Mais seule la vie meurt. Alors, toi seule étais vie. Qim di lahna. Tu étais courageuse. Ak-em yerhem rebbi. Toi au moins tu es là-bas et tu y resteras.
Tu as de la chance. Tu sais ? Chance d'avoir eu ce courage. Oui, c'est du courage, une fierté de rejeter cette vie qui s'impose.
Dur de travailler dans ce salon de coiffure. Tu en as vu des têtes mais personne n'a su voir la tienne. Tu n'en étais pas de celles-là. Tu voyais des filles heureuses, le rire aux éclats, les robes étincelantes, venir se faire belles pour leur mariage, pour celui des autres. Tu sais que pour d'autres, le mariage est la pire des choses que la vie peut réserver? Pas pour toi? Oui tant qu'on est célibataire. Tans qu'on est jeune. Tu tenais leur chevelure entre tes mains. Elles te racontais leurs projets. Tu voyais le temps passer. Tu ne faisais que voir et personne ne te voyait. Oppressée au village, oppressée à ton travail, oppressée par ton corps. Tu avais toujours gardé ton air innocent. Innocence oppressée de toutes parts. Je n'ai pas su voir le désespoir dans ton rire. Car il était franc, car tu m'as ri. Tu étais contente de me voir. Moi aussi. Tu m'as donné espoir dans la vie. J'ai revu la jeune fille et, pour moi c'est comme si le temps a été figé. Je me sentais l'âge où tu avais cinq ans. Moi j'avais vingt cinq. On t'a sûrement dit des choses, le soir, à la maison. Tu as sûrement pensé à moi. Je le sais. Je suis venu comme un voleur mais je tenais à te voir. Je ne voulais être vu de personne. Personne à l'extérieur ne m'a vu. La voiture de ton frère s'était avancé jusque Tabburt Bw Afir. Il voulait... j'ai refusé. Je suis monté à la terrasse d'où j'ai vu Axxam qui semblait s'enfoncer sous terre. Un poteau métallique est venu se poser devant cette porte, comme pour la narguer et lui rappeler que le jour où des mains l'ouvriront ce sera pour l'enlever, la jeter. Par ceux qui viendront en frères ! Bien sûr des frères ... Les tiens ne te voulaient pas de mal. Eux, maintenant, te regretteront. D'autres te plaindront et feront de même à leur soeur. Car la leur n'est pas toi, n'est pas de ton çof.., Encore qu'elle aurait ton prénom, ton âge... Un prénom juste à gourmander le corps porteur, tes yeux? Qui regarde les yeux ? Dieu qu'il s'agissait juste de paroles. Des paroles qui font de nous les humains... Des paroles à profusions qui sortent comme les balles qui percutèrent la tôle, des regards fats, des yeux ardents... Le bâti s'élance et tu te sentais sans toi.

La maison s'est élancée vers le ciel, pour les autres. Tu te sentais un poids pour eux. Mais pas pour ta mère. Que pouvait-elle? Je te comprends. Il fallait que tu arrêtes. Et tu as arrêté. C'est dur de voir venir le printemps. Courage ? oui. Peut-être... Je n'ai même pas ta photo.
Des grelots dans la tête, le coeur qui s'affole, les pieds qui lâchent, le corps qui fond... Comme on voudrait qu'elle vienne, cette fin paresseuse. Cette fin qui ne veut ne vouloir finir. Tu as eu ce courage. D'autres l'appelent lâcheté. Non. Car il faut ce courage pour mettre fin à cette lâcheté de tenir à ce qui rejette. Courage de ne plus être lâche... On part car on aime la vie, la vraie, l'unique. Celle qu'on aurait aimé qu'elle fût. Celle qui existe tout près. Une vie à portée de souffle...
La terrasse était haute. Des piliers en fer s'élancent vers le ciel. Des cordes et pour y monter des sacs de ciment et des briques jonchent le sol. Il y avait aussi des cordes. J'y suis monté car on tenait à me montrer la vue. Comment es-tu arrivée? Toute seule? Je ne te croyais pas capable.
Ma dkimini xdem negh qim
hhed ur k m issin
ala taêbbut km-id yessâan
Zzr-igh-km-id gwnebdu
ahhudd ahhunnu
ach hal ferhh-egh dayen kan
"Oui c'est bien cela la vie. Il y a des flammes qui jaillissent, montent, montent, illuminent tout. Il en est qui s'éteignent ou qui fument désagréablement..." alors on éteind...
Tu sais, j'en sais plus sur ce qui t'est arrivé. C'est dramatique. Comment peut-on faire ça? Je te comprends fort bien. Repose-toi maintenant, plus personne ne pourra t'atteindre là où tu es maintenant. Tu es plus haut.
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Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Louange à Allah, Seigneur de l'univers.
Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Maître du Jour de la rétribution.
C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours.
Guide-nous dans le droit chemin.
Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.
صدق الله العظيم
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Tu es partie au printemps, Mai...
Mon Alégérie 
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Azul fel-am a tamurt n lejdud-iw |
عليك مني السلام يا ارض اجدادي |
Tamurt aâzizn am laâmerr Mourir en son pays ou chaque jour renaître !
M ikm dj-igh ulach sberr
Ctaq-egh war akm iwalin
T cedha titt akm tzzerr
Akn ad yethedden lxatter
Ala kem ulach wis sin
la voix de la terre natale
d ldjennet ur n uklal (paradis inaccessible)
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La terre et le sang
Mouloud Feraoun [8 Mars 1913-15 Mars 1962]
-Oh! Amer, notre terre n'est pas méchante. Nous en sortons et nous y retournons. C'est tout simple. Elle aime ses enfants. Quand ils l'oublient trop, elle les rappelle. Cela aussi, tu le sais ; n'est-ce pas? -Oui, tu comprends à quel point ils sont à plaindre, ceux qui sont morts, étrangers, dans une terre où ils ne trouveront rien et sur laquelle personne des leurs ne passera.
Agur d yetri نجمة و هلال Lune et croissant
- Et bien dressés, ajoute Slimane. Ils n'ont pas besoin qu'on les mène par l'oreille. J'attelle le droitier, le gaucher vient de lui-même se placer sous le joug.
- La gandoura de femme ne les effarouche pas. Quand je leur change la litière, je passe sous leurs ventres. Ils me connaissent : ils ont mangé dans ma main. Et les animaux, tu sais, Madame, ce n'est pas comme nous. Ils ne mordent jamais la main qui les nourrit ou qui les caresse.
Madame ne répondit rien mais admira le bon sens de Chabha.
Les fellahs aiment leurs boeufs et les gâtent. L'homme, la femme et les garçons disent "notre paire", s'occupent de "leur paire" en parlant avec amour et orgueil. Les boeufs ont des colliers tressés par les filles ; les garçons les mènent boire à la meilleure source, leur trouvent le meilleur endroit pour paître; l'homme, à la charrue ne ménage ni sa science, ni ses muscles, il se réserve loyalement sa part d'effort, il n'est tranquille que s'il se juge plus fatigué que ses bêtes. Alors, il est sûr de les avoir ménagées et il est content. La mère veille sur leur nourriture, à la maison, ne leur laisse aucun répit, se lève la nuit pour tâter leurs crèches.
- Non. Tout à l'heure.
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- 7 années merveilleuses,
- 3 mois d'hiver printannier
- 1 seconde d'un bel été à Amazoul

ed kem siwa kem ay iheml-egh
bla kem, tamâicht iwumi
ed kem siwa kem ay zerr-egh
ma ulach-ikem iwachuyi
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80 et les années NOIRES....











































